Jacques d’Andurain est un résistant des premières heures, un homme qui aujourd’hui encore peut nous raconter les effrois et les horreurs d’une France occupée et en guerre. Parce qu’il y’a seulement 62 ans se tournait l’une des pages les plus sombres de notre pays, parce qu’il y’a quelque décennies coulait la mort en longs ruisseaux de larmes rouges, parce qu’il y’a moins d’une vie les vapeurs nauséabondes de la fange de certaines âmes humaines vomissaient leurs odeurs âcres d’inhumanité,  parce qu’aujourd’hui encore nous sentons toujours le goût du sang des charniers aux volutes des odeurs âcres d’âmes inhumaines…

Il ne faut pas oublier, les errements du passé doivent nous servir et servir les générations futures pour qu’un jour nous ne mentions plus en disant plus jamais ça à nos enfants.

« Commentaires d’après-guerre » n’est pas qu’un livre de plus recueillant les mémoires d’hommes et de femmes plongés dans une époque de guerre, c’est le livre qui va plus loin dans la transmission du savoir et de la mémoire. Car pour dire « plus jamais ça », il faut pouvoir dire « je sais ce qu’il c’est passé », ce devoir d’Homme de rendre éternelle la mémoire de nos Pères. Ce témoignage, pour avoir une véritable portée universelle, doit être libre de toute contraintes et doit pouvoir circuler et s’échanger en toute quiétude pour le reste des temps, bien au-delà de nos propres existences.

C’est pourquoi il faut rendre hommage à Jacques d’Andurain d’avoir choisi une licence de libre diffusion, la Creative Commons CC-by-nc-nd, garantissant ainsi pour toujours que son témoignage pourra se partager, s’échanger et se diffuser librement sans avoir à demander l’autorisation aux ayants droit ou à l’éditeur, mais sans jamais oublier le nom de Jacques d’Andurain.

Téléchargez le pdf, ou achetez le livre, ce n’est pas cela qui importe le plus, ce qui importe c’est de lire « Commentaires après-guerre ». Que vous soyez professeurs, historiens, élèves, adultes, lecteurs passionnés ou occasionnels, ne passez pas à côté de la chance de lire ce texte et du pouvoir que vous aurez en l’ayant enfin lu : partagez-le, échangez-le et rendez-le éternel.

Et n'oublions jamais que Jacques d'Andurain s'est battu non parce qu'il l'a voulu, mais parce qu'il le fallait, en ce disant qu'il fallait le faire pour que les générations futures vivent en liberté, nous sommes cette génération future, ne l'oublions pas non plus.

Au début de l’an 2001 Bernard Pivot, recevant Jorge Semprun à « Bouillon de Culture » soulignait la raréfaction des témoins vivants de la guerre 39-45, et surtout la disparition des acteurs et victimes de la déportation, des prisons et des camps de concentration, ou des organisations de Résistance.
Et il ne restait plus personne, qui, ayant commencé la Résistance dès le début — 1940 — l’ait terminée, encore combattant, en août 1944. Omission de sa documentation : quelques-uns, dont moi. J’ai résisté depuis le 18 juin 1940 à Sablet (Vaucluse), soldat rampant de l’escadrille de reconnaissance de l’Armée des Alpes, et j’étais, carabine Remington en mains, en août 1944, sur la place du Vigan à Albi, où, écoeuré, je vis les résistants de la dernière heure tondre les filles qui avaient couché avec les « Boches ».

L’omission est la mienne : je n’ai rien écrit.

C’est aujourd’hui réparé.

Restez libres, et ne renoncez jamais…

 

16.00 €
Licence : Creative Commons by-nc-nd
ISBN : 978-2-35209-087-8
Catégorie : Biographies / Témoignages
229 pages
Date d'édition : 08/10/2007
Format : 140x225mm

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